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Cas client · 11 min de lecture

Cas client : audit CRM pour un cabinet de conseil avec deux activités distinctes

Audit CRM pour un cabinet de conseil avec deux activités aux logiques commerciales différentes : B2C individuel et B2B entreprise. Benchmark de six CRM, deux options d'architecture (CRM intégrant facturation vs outil dédié), feuille de route en trois phases.

La Flèche CRM
Agence CRM B2B · Saint-Malo
11 min

Ce que montre ce cas

  • Deux activités dans une même structure peuvent nécessiter deux logiques CRM distinctes : B2C individuel (cycle court, volume) et B2B entreprise (cycle long, interlocuteurs multiples)
  • La question de l’architecture n’est pas seulement fonctionnelle : elle dépend de ce que le cabinet veut piloter en priorité
  • Le benchmark de six outils aboutit rarement à un choix évident : c’est le contexte de l’équipe et les contraintes d’intégration qui font la différence
  • Intégrer la facturation dans le CRM simplifie les flux mais crée une dépendance à un seul outil ; séparer les outils préserve la flexibilité au prix d’une synchronisation à maintenir
  • Une migration réussie commence par nettoyer les données existantes, pas par configurer le nouvel outil

Contexte

Ce cas présente l’audit CRM réalisé pour un cabinet de conseil spécialisé. Le nom du client et les détails sectoriels sont anonymisés.

Profil au moment de la mission : cabinet d’une dizaine de consultants, avec deux activités distinctes : une activité de conseil individuel auprès de particuliers (B2C) et une activité de services auprès d’entreprises (B2B, accompagnement des salariés et DRH). L’activité B2B représentait la majeure partie du chiffre d’affaires, mais les deux pôles avaient des cycles de vente, des interlocuteurs et des indicateurs de pilotage totalement différents.

Situation CRM au départ :

  • Outil en place peu adapté à la double activité : configuration identique pour les deux pôles, ce qui rendait le suivi peu pertinent
  • Base de données partiellement nettoyée, avec des doublons et des champs inutilisés
  • Facturation gérée dans un outil distinct, sans lien automatisé avec le CRM
  • Pas d’automatisation de relance ni de nurturing en place
  • Besoin identifié d’un devis en ligne pour l’activité B2C individuel

L’enjeu de l’audit était double : choisir un outil adapté aux deux activités et clarifier l’architecture entre le CRM et la facturation.

Problèmes identifiés à l’audit

Deux activités avec des logiques CRM opposées

L’activité B2C individuel fonctionne sur un cycle court : un particulier demande un entretien, le consultant établit un devis, la mission démarre. Le volume de contacts est élevé et la relation est souvent ponctuelle avant de devenir récurrente. La logique CRM utile ici est celle d’un pipeline simple avec des automatisations de relance à des délais précis.

L’activité B2B entreprise fonctionne sur un cycle plus long : plusieurs interlocuteurs dans la même entreprise (DRH, responsable formation, direction générale), des offres sur mesure, des cycles de décision de plusieurs semaines à plusieurs mois. La logique utile ici est celle d’un suivi par compte avec historique des contacts et gestion des opportunités par interlocuteur.

Les deux activités dans un CRM configuré de manière uniforme aboutissent soit à un outil trop lourd pour le B2C, soit trop léger pour le B2B.

Une base de données à reprendre avant migration

Les contacts existants présentaient plusieurs problèmes classiques : doublons entre particuliers et entreprises, champs mal renseignés, historique de contact absent. Une migration vers un nouvel outil sans nettoyage préalable aurait reproduit les mêmes problèmes dans un contexte différent.

Des processus de relance entièrement manuels

Les relances de prospects étaient gérées par notes et rappels dans les agendas, sans logique structurée. Plusieurs opportunités B2B avaient été perdues faute de relance au bon moment. Côté B2C, les anciens clients potentiellement intéressés par un suivi complémentaire n’étaient pas contactés de façon systématique.

Une facturation isolée du parcours commercial

Le fait de gérer la facturation dans un outil distinct du CRM créait des allers-retours : ressaisie des informations, absence de vision consolidée du chiffre d’affaires par client dans le CRM, et difficulté à créer des automatisations post-signature (envoi de documents, déclenchement de missions).

Benchmark des six outils évalués

Six outils ont été évalués sur la base des besoins des deux pôles, du niveau d’autonomie de l’équipe et des contraintes d’intégration.

OutilPoints forts identifiésLimites dans ce contexte
SellsyCRM + devis + facturation native, hébergement France, support FRInterface plus complexe pour les utilisateurs peu techniques
HubSpotPuissance marketing, reporting avancéCoût élevé dès qu’on active les automatisations sérieuses
PipedriveSimplicité pipeline, prise en main rapideFacturation non native, pas de module devis intégré
AttioFlexibilité, vue relationnelle par objetFacturation absente, jeune produit, peu d’intégrations FR
FolkInterface minimaliste, adapté aux petites équipesTrop léger pour le suivi B2B multi-interlocuteurs
BrevoMarketing automation fort, plan CRM basique offertCRM insuffisant pour le pipeline B2B, facturation absente

La grille d’évaluation a porté sur six critères : gestion du pipeline commercial, gestion des comptes B2B multi-contacts, devis et facturation intégrés, capacité d’automatisation, facilité de prise en main, et coût total sur 3 ans.

Outil retenu : Sellsy, notamment pour la combinaison CRM + devis + facturation en un seul outil, l’hébergement en France (contrainte contractuelle avec certains clients entreprises), et la capacité à gérer les deux pôles avec des vues distinctes.

Deux options d’architecture évaluées

Option A : CRM intégrant la facturation (Sellsy tout-en-un)

Sellsy prend en charge l’ensemble du cycle commercial et administratif : gestion des opportunités, devis, contrats, facturation, relances de paiement. Un seul outil, une seule base de données clients, une vision consolidée du chiffre d’affaires.

Avantages : pas de synchronisation à maintenir, automatisations de bout en bout (devis accepté déclenche la création de la mission), vision financière directe dans le CRM, réduction du nombre d’abonnements.

Inconvénients : dépendance à un seul outil, montée en compétence plus longue sur les modules facturation, flexibilité réduite si les besoins comptables évoluent.

Option B : CRM + outil de facturation distinct

Sellsy ou Pipedrive pour le CRM, avec un outil dédié pour la facturation (Pennylane, Axonaut ou outil comptable existant). Les données sont synchronisées par API ou par export régulier.

Avantages : chaque outil reste dans son domaine d’excellence, flexibilité de changer l’un sans changer l’autre, intégration possible avec le logiciel comptable du cabinet.

Inconvénients : synchronisation à paramétrer et maintenir, risque d’incohérence entre les systèmes, deux abonnements à gérer.

Recommandation retenue : Option A pour ce cabinet, en raison du faible effectif (moins de 15 personnes), de l’absence d’un système comptable déjà en place imposant une contrainte, et de la valeur concrète que représente la génération de devis directement depuis le CRM pour l’activité B2C.

Architecture CRM recommandée

Organisation par pôle d’activité

Deux pipelines distincts ont été configurés :

Pipeline B2C individuel : Prise de contact > Entretien programmé > Devis envoyé > Devis accepté > Mission en cours > Terminé. Cycle moyen de 2 à 4 semaines. Automatisations sur les relances devis et les suivis annuels.

Pipeline B2B entreprise : Premier contact > Qualification > Présentation de l’offre > Négociation > Contrat signé > Mission démarrée > Renouvellement. Cycle moyen de 4 à 12 semaines. Suivi multi-interlocuteurs par compte.

Les champs personnalisés ont été segmentés par pôle pour limiter la charge de saisie : un consultant B2C n’a pas accès aux champs spécifiques au B2B et inversement.

Nettoyage et migration des données

Avant tout déploiement, un travail de nettoyage a été défini : déduplication des contacts, identification des champs prioritaires à migrer, archivage des données non pertinentes. Cette phase est souvent sous-estimée dans les projets de migration et représente entre 20 et 40% du temps réel de déploiement.

Automatisations proposées

DéclencheurAction automatique
Demande de contact via le siteCréation de la fiche contact + tâche d’appel dans les 24h
Devis B2C envoyé sans réponse à J+5Relance automatique par email
Devis accepté (B2C)Génération de la facture d’acompte + notification au consultant
Contrat B2B signéCréation d’une tâche de démarrage de mission + notification
Client accompagné il y a 11 moisEmail de recontact pour proposition de suivi
Opportunité B2B sans activité depuis 30 joursRappel au consultant avec résumé du dossier
Entreprise cliente avec 3 salariés accompagnésSuggestion d’une offre collective dans la fiche compte

KPIs proposés

Niveau 1 : pilotage commercial (dès le go-live)

  • Nombre d’opportunités créées par pôle (B2C / B2B)
  • Taux de conversion par étape de pipeline
  • Durée moyenne du cycle de vente par type
  • Chiffre d’affaires signé par mois et par consultant
  • Devis en attente de réponse par ancienneté

Niveau 2 : suivi du process (30 à 60 jours)

  • Taux de relance automatique déclenchée vs manuelle
  • Nombre d’opportunités perdues avec motif renseigné
  • Délai moyen entre étapes clés (prise de contact > bilan, bilan > devis)
  • Taux de renouvellement des missions B2B

Niveau 3 : pilotage avancé (3 à 6 mois)

  • Valeur vie client par type de profil (B2C récurrent vs ponctuel, B2B PME vs grande entreprise)
  • Performance des campagnes de relance annuelle sur le portefeuille existant
  • Croisement entre profil de prospect et taux de conversion pour affiner le scoring

Feuille de route

Phase 1 (préparation et nettoyage) : audit et nettoyage de la base existante, définition des champs par pôle, configuration des deux pipelines, formation initiale de l’équipe. Durée estimée : 4 à 6 semaines.

Phase 2 (automatisations et facturation) : mise en place des automatisations de relance, configuration du module devis et facturation pour le B2C, connexion avec l’outil comptable si nécessaire. Cette phase démarrera une fois que l’équipe sera à l’aise avec les fondamentaux. Durée estimée : 3 à 4 semaines supplémentaires.

Phase 3 (pilotage et amélioration continue) : tableaux de bord par pôle, analyse des premiers KPIs, ajustements de la configuration en fonction des retours terrain, campagnes de nurturing sur le portefeuille existant. À partir du troisième mois.

Gains attendus

Réduction des pertes d’opportunités : les relances automatiques sur les devis sans réponse et les opportunités sans activité limitent les oublis qui coûtent cher en B2B comme en B2C.

Vision consolidée de l’activité : pour la première fois, les deux pôles du cabinet sont pilotés depuis une seule interface, avec des indicateurs adaptés à chacun.

Réduction de la double saisie : la facturation directement depuis le CRM supprime la ressaisie entre l’outil commercial et l’outil administratif, soit une économie estimée à plusieurs heures par semaine sur l’ensemble de l’équipe.

Réactivation du portefeuille existant : les automatisations de suivi permettent de recontacter systématiquement les clients potentiellement intéressés par un accompagnement complémentaire, sans effort supplémentaire pour les consultants.


Ce rapport d’audit a été réalisé par La Flèche CRM dans le cadre d’une mission de conseil et déploiement CRM. Le client est anonymisé. Votre cabinet dispose d’activités distinctes difficiles à piloter avec un seul outil ? Contactez-nous pour un premier échange de 30 minutes.

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